Artiste visuelle
L'encre expose ce que les mots taisent…
Encre et lavis sur papier. Un double regard, clinique et sensible, sur des thèmes complexes, engagés, parfois tabous. Dans un monde devenant de plus en plus artificiel, l'encre honore ce qui nous rend humains.
Florence 2026
ExpoMetro, Florence (Italie)
27 et 28 novembre 2026…
Choc et Le Gardien sont présentées dans le tunnel immersif de la 19e édition d'ExpoMetro, aux côtés d'artistes venus du monde entier.
Tunnel d'art immersif au cœur de Florence, entre la gare et la basilique Santa Maria Novella.
Œuvres
Sélection…

Intégrée au cours Perspectives culturelles et sociales en soins infirmiers, UQTR.
© Virginie Guimond. Tous droits réservés.
Démarche artistique
Série Les étapes du deuil (1/6)
Premier volet de la série, Choc s'attarde sur l'instant où la nouvelle frappe. Le corps se fige et l'émotion se suspend dans une forme d'engourdissement, cet état que traduit l'expression populaire québécoise « ne plus avoir de sang dans les veines ».
Une explosion d'encre jaillit au cœur du profil, tel un feu d'artifice où se heurtent des pensées douloureuses qui surgissent toutes à la fois. Les lignes qui traversent la bouche entrouverte traduisent le souffle coupé, alors que les écoulements le long de la silhouette évoquent un être qui s'écroule. À qui s'y attarde, l'œuvre révèle une autre silhouette, contemplant l'éclatement.
Dans son travail d'infirmière, l'artiste côtoie régulièrement des personnes qui traversent ce passage inévitable de l'existence, souvent dans l'incompréhension et l'isolement. Le deuil est universel, mais il reste tabou. La série Les étapes du deuil cherche à lui donner une forme visible afin d'ouvrir un espace où il peut être reconnu, partagé et nommé. Depuis 2025, Choc est utilisée dans un cours universitaire en soins infirmiers à l'UQTR pour sensibiliser les futurs soignants au vécu du deuil.

Exposée à ExpoMetro, Florence.
© Virginie Guimond. Tous droits réservés.
Démarche artistique
Au cœur du territoire, un œil ne se ferme jamais.
Comme toutes mes œuvres, Le Gardien est né de la rencontre entre le geste et la matière. J'ai laissé l'encre et l'eau chercher leur forme. Ce n'est qu'ensuite que j'ai reconnu la présence qui s'y cachait : un regard, veillant au milieu des strates de glace et des crêtes de montagne, comme si le paysage lui-même avait appris à veiller. Autour de lui, les lignes se plient et se superposent comme des courbes de niveau, des fissures de banquise ou les traces du vent sur la neige durcie. Rien n'est immobile, et pourtant tout tient.
Le Gardien rend hommage aux Inuit du Nord canadien, gardiens de leur territoire ancestral. Depuis des millénaires, ils survivent sur une terre que plusieurs disent hostile, mais qu'eux savent lire et qu'ils honorent avec respect. Ils la protègent comme on veille sur ce qui nous fait vivre. Leur regard sur la terre, la glace et le ciel transmet un savoir patient, une vigilance qui protège la communauté et lui permet de traverser les saisons.
J'ai choisi le sarcelle parce qu'il porte deux vérités du Nord : le froid qui mord, profond et silencieux, et la lumière des aurores qui danse au-dessus de lui. Concentrée, l'encre se fait presque nuit et creuse les fissures du relief. Diluée, elle devient lueur et brume. Le blanc du papier laissé à nu devient la neige, l'espace et le souffle.
Cette œuvre est née de mon travail auprès des communautés du Nunavik. Elle est un geste de reconnaissance envers celles et ceux qui gardent l'œil ouvert sur ce territoire indomptable et fragile.
Le territoire regarde. Ses gardiens aussi.
— Virginie Guimond
L'artiste
Virginie Guimond est une artiste visuelle autodidacte qui travaille l'encre sur papier. Sa démarche est indissociable de son travail d'infirmière : ce double regard, clinique et sensible, lui permet d'aborder des thèmes complexes, engagés, parfois tabous. Elle veut rendre hommage aux émotions humaines. Chaque œuvre naît de la rencontre du geste et de la matière : l'encre et l'eau trouvent leur forme librement, puis l'artiste y reconnaît une présence.
Influencée par l'expressionnisme et par les gestes de l'art informel, et sensible aux vertus thérapeutiques de la création, elle puise son inspiration dans la richesse du territoire et dans la fluidité des émotions. Issues de la minutieuse manipulation de l'encre et de l'eau, ses compositions vont au-delà de la simple image : chaque œuvre ouvre un espace de réflexion et de dialogue, invitant le public à une rencontre intime et engagée avec le sujet.
Parcours
Expositions et projets…
ExpoMetro, Florence (Italie)
Tunnel immersif, 19e édition, 27 et 28 novembre. Œuvres exposées : Choc et Le Gardien.
Les Sentiers, MRC de Mékinac
Exposition régionale, novembre.
Université du Québec à Trois-Rivières
Choc intégrée au cours Perspectives culturelles et sociales en soins infirmiers, pour illustrer une des étapes du deuil.
Mosaïque artistique dans Mékinac
Mosaïque murale collective réunissant 91 artistes de la MRC de Mékinac, Sainte-Thècle, août.
Les étapes du deuil
Première exposition grand public, Galerie d'art Zelia, Saint-Tite.
Projet d'art collectif, CHSLD de Sainte-Thècle
Chargée de projet : toiles peintes sur les tuiles du plafond des chambres.
Contact
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